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Mise à jour : 31 / 07 / 10

.

Principe

L’excitabilité neuro-musculaire est la propriété qu’ont les muscles et les nerfs à répondre à un stimulus.
Le seuil d’excitabilité est l’intensité de courant nécessaire pour provoquer une contraction musculaire ou une réaction du nerf

- Au niveau cellulaire, tout s’explique en termes de :
dépolarisation (entrée de Na+ et d’eau ; sortie de protides et de K+)
repolarisation (entrée de protides et de K+ ; sortie de Na+ et d’eau) de la membrane cellulaire.

En approfondissant

Encore un effort

Le niveau d'excitabilité d'un organisme traduit les possibilités de son métabolisme global pour assurer un équilibre vital entre dépense et récupération d'énergie, entre catabolisme et anabolisme. Cet « état général » se mesure grâce à une stimulation extérieure : durée d'application connue et intensité minima déclenchant un mouvement. L'électronique a fait de cette mesure un examen para-clinique immédiat et facile.

Pour saisir le bénéfice de ne pas prescrire un médicament dont on connaît l'effet métabolique, catabolisant par exemple, sur un terrain déjà en catabolisme, mais d'en sélectionner un autre qui soit anabolisant :

- Suppression de la quasi-totalité des intolérances,
- Aménagement des compatibilités médicamenteuses,
- Latitude d'adapter les doses,
- Orientation diététique associée,
- Suggestions données par les statistiques

La M.E.N, pourquoi ?

1) Pour connaître l’état métabolique global d'un patient et mieux apprécier son terrain.
2) Pour proposer le traitement le mieux adapté en ayant la certitude qu'il sera bien toléré.
"Possible ou contre-indiqué", est le plus grand service rendu par la M.E.N.
3) Pour apprécier les effets dans la durée d’un traitement et l'ajuster à l’évolution de la maladie.

Prise de mesure

Elle est réalisée en trois ou quatre minutes,
avec le Rhéotome.

Le patient, assis, jambe gauche étendue sur un tabouret, tient l'anode dans sa main gauche.

Obtention de la courbe du muscle :

Le médecin applique la cathode sur le point moteur du jambier antérieur gauche.

Il fixe le temps de passage du courant à 0,1 ms puis augmente progressivement l'intensité jusqu'à atteindre le seuil d'excitabilité du muscle .

La valeur est notée puis on répète l'opération pour des temps de passage du courant de 0,1 - 0,3 - 1 - 3 - 10 et 30 ms. Les chiffres reportés sur un graphique

donnent la courbe "d'excitabilité du muscle".

Obtention de la courbe du nerf :

La courbe "d'excitabilité du nerf " est obtenue comme la précédente mais en appliquant la cathode au niveau du sciatique poplité externe gauche.

Le relevé des valeurs ainsi que le tracé des courbes se font automatiquement par un Rhéotome informatisé.

Interpréter les courbes

La mesure génère les courbes du muscle et du nerf, que l'on compare aux courbes de référence ci-contre :

Niveau général d'excitabilité
Très souvent, l'anomalie majeure est un déplacement de l'ensemble des deux courbes vers le haut ou vers le bas. C'est la rhéobase musculaire qui donne le niveau général d'excitabilité :

• Courbes hautes = Hypo-excitabilité
à laquelle on peut associer
- catabolisme dominant,
- organisme en perte d'énergie,
- sympathicotonie,
- hyperglycémie,
- hyperazotémie,
- hyponatrémie,
- acidose,
et qui signifie au niveau cellulaire
- dépolarisation de la membrane.

• Courbes basses = Hyper-excitabilité
à laquelle on peut associer
- anabolisme dominant,
- disponibilité d'énergie,
- vagotonie,
- hypoglycémie,
- hypercalcémie,
- alcalose,
et qui signifie au niveau cellulaire
- repolarisation de la membrane.

Déséquilibres métaboliques particuliers :
Les déformations segmentaires (portant sur l'un des trois segments : temps court, moyen ou long) suggèrent les déséquilibres métaboliques particuliers, tels que :
• carence en calcium qui se traduit par une hypo-excitabilité isolée des temps courts du muscle et qui se corrige par le calcium, la vitamine D, les sels biliaires.

Carence en magnésium qui se traduit par une hypo-excitabilité des temps moyens ("crochet magnésien") et qui se corrige par des sels de magnésium (chlorure ou lactate selon que la rhéobase est haute ou basse)
mais aussi : carence en cystine, stress (rapprochement de la courbe nerveuse vers la courbe musculaire => ATP), spasmophilie, etc ...

Comment intervenir sur le degré d'excitabilité

L'hypo-excitabilité globale se corrige par les
"abaisseurs des temps longs" :
– le sucre, le miel (K+), le citron (qui est alcalosant),
– la delta-cortisone, la colchicine,
– les bétabloquants,
– la vitamine K1, la vitamine E,
– la testostérone, l'insuline

L'hyper-excitabilité globale se corrige par les "ascenseurs des temps longs" :

le sel (Na+), la viande (protéines),

l'hydro-cortisone, les salicylés (aspirine),

les calcibloquants,

les anti-vitamines K, la vitamine C,

les oestrogènes, l'A.C.T.H.,

...

Quelques exemples

Diététique : sel ou sucre ?
En cas d’hypo-excitabilité, réduire le sel, favoriser le sucre.
En cas d’hyper-excitabilité, le sel est nécessaire, il convient de réduire le sucre.

Aspirine ou colchicine ?
En cas d’hypo-excitabilité, l’aspirine acidosante est contre-indiquée, la colchicine est possible.
En cas d’hyper-excitabilité, l’aspirine a toutes chances d’être bien tolérée ; colchicine ou bêtabloquants sont contre-indiqués.

Angoisse ou dépression ?
L'angoisse va de pair avec l'hypo-excitabilité; son traitement devra être choisi parmi les “abaisseurs des temps longs”.

La dépression accompagne l'hyper-excitabilité ; ce sont les "ascenseurs des temps longs” qui seront efficaces.

Hypertension : quel traitement ?
- 35% sont en hypo-excitabilité et bénéficient de diurétiques ou bêtabloquants ;
- 25 % sont en hyper-excitabilité et sont corrigées par les inhibiteurs d'enzymes de conversion et/ou calcibloquants ;
- 40% normo-excitables appellent un hypotenseur central en première intention

Ménopause : œstrogènes ou pas ?
Les oestrogènes, qui retiennent le sodium, ne sont efficaces et bien tolérés qu’en cas d’hyper-excitabilité.

Télécharger le document sur la mesure d'excitabilité